Antibiotiques : un an d effets secondaires

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LE JOURNAL D INFORMATION DES SOLUTIONS ALTERNATIVES DE SANTÉ sommaire édito 1 Antibiotiques : un an d effets secondaires 4 Viande rouge : pourquoi elle n est pas coupable 8 Oubliez la ménopause! 13 5 signes
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LE JOURNAL D INFORMATION DES SOLUTIONS ALTERNATIVES DE SANTÉ sommaire édito 1 Antibiotiques : un an d effets secondaires 4 Viande rouge : pourquoi elle n est pas coupable 8 Oubliez la ménopause! 13 5 signes que vous manquez de potassium 16 Les bons gestes pour s étirer 18 Naturopathie & Traditions : La reine des prés, mère de l aspirine 20 Wi-fi, 4G, Bluetooth : ce qu ils font à votre corps 24 Rencontre avec Laure Peroz : «Devez-vous aller voir un psy?» 30 Livres / Agenda / Courrier des lecteurs Et aussi : Autisme : les résultats surprenants de l ocytocine (p. 3) - Comment l ail modifie nos gènes - Alerte médicament : un traitement d Alzheimer responsable de décès - Alerte médicaments : les reins endommagés par les anti-acides (p. 7) - Candidose : les vertus de la coco démontrée - Fatigue du cancer : la seule solution est fatigante! (p. 15) - L alimentation influence la taille du cerveau (p. 26) - Tachycardie : découverte d une incroyable thérapie manuelle - Stress, surmenage : faites une cure de rhodiola - Diabète : le psyllium fait des prouesses - Dégénérescence maculaire : misez tout sur ces 5 nutriments (p. 28) - Infarctus avant 50 ans : 2 sortes de graisses mises en cause (p. 30) - Inspirations : La course de grenouilles (p. 29) Écologie : ne nous trompons pas de combat Avec la préoccupation grandissante et légitime des citoyens face aux problèmes de pollution, chacun dispense ses bons conseils pour préserver au mieux la planète. Dans le milieu de la nutrition, on lit de plus en plus fréquemment qu une seule voie est possible : celle du véganisme. Voie qui exclut totalement la consommation de produits animaux ou dérivés ; pour des raisons éthiques en premier, mais également pour préserver santé et planète. En effet, l élevage animal est catastrophique pour l environnement : les vaches dégagent de grandes quantités de gaz à effets de serre et il faut leur apporter de grandes quantités d eau et de céréales qui pourraient servir directement à nourrir des milliers d humains. Ce constat décrit-il une réalité scientifique? Certes. Mais il est quelque peu simpliste. Car la question de l écologie est bien plus vaste et complexe. En particulier lorsqu une publication scientifique récente vient corser le débat : des chercheurs de l université de Pennsylvanie (États-Unis) révèlent que lorsqu on prend tous les paramètres en compte, et notamment l apport calorique (il faut 800 g de choux pour apporter autant d énergie nutritive que 100 g de viande), la culture de légumes et de céréales génère plus de gaz à effet de serre que l élevage! Alors que penser? Ces résultats sont-ils le fruit d un travail rigoureux et objectif? Ce qui est certain, c est que la vérité ne se situe jamais dans les extrêmes. Si l industrie moderne de la viande est tout bonnement honteuse, que penser des déforestations massives et meurtrières qui ont été nécessaires pour la culture céréalière? La viande ne peut être responsable de tous les maux : elle peut aussi bien être bonne pour la santé que cancérigène. C est ce que nous découvrirons ce mois-ci dans notre dossier sur les mythes qui entourent la viande, et plus particulièrement la viande rouge. Julien Venesson Antibiotiques : un an d effets secondaires Les antibiotiques ont révolutionné l histoire de la médecine en permettant de venir à bout d infections bactériennes potentiellement mortelles. Mais des chercheurs viennent de découvrir qu ils avaient de graves effets néfastes à très long terme. Découvrez comment vous protéger. LA FLORE INTESTINALE BOULEVERSÉE O n savait déjà qu ils altéraient la flore intestinale, mais qui pouvait imaginer qu une simple cure d antibiotiques pouvait l impacter jusqu à un an après la prise? C est pourtant la conclusion d une étude parue récemment dans mbio, un journal médical américain spécialisé en microbiologie 1. Ses auteurs de l université d Amsterdam ont réalisé des prélèvements de salive et de matières fécales sur 66 personnes avant l ingestion d antibiotiques ou de placebo, puis à plusieurs reprises après l ingestion. Verdict? Les bactéries concentrées dans la salive résistent bien aux antibiotiques, mais pas celles de la flore intestinale. Un an plus tard, certaines souches sont encore anormalement réduites. Comment l expliquer? 1. Egija Zaura, Bernd W. Brandt, M. Joost Teixeira de Mattos, Mark J. Buijs, Martien P. M. Caspers, Mamun-Ur Rashid, Andrej Weintraub, Carl Erik Nord, Ann Savell, Yanmin Hu, Antony R. Coates, Mike Hubank, David A. Spratt, Michael Wilson, Bart J. F. Keijser, Wim Crielaard. Same Exposure but Two Radically Different Responses to Antibiotics: Resilience of the Salivary Microbiome versus Long-Term Microbial Shifts in Feces. mbio :6 e antibiotiques Les antibiotiques sont certes des médicaments modernes, ils ont néanmoins un mécanisme d action tout à fait grossier : bien qu il existe des dizaines de molécules différentes, on ne compte que 4 mécanismes d action différents au total. Concrètement, cela signifie qu un antibiotique n est pas efficace sur une seule bactérie mais sur plusieurs dizaines. Or, notre tube digestif est lui-même constitué d un très grand nombre de bactéries différentes, si bien qu une prise d antibiotiques a certes un effet sur les bactéries pathogènes que nous souhaitons éliminer, mais aussi sur d autres bactéries, bonnes cette fois, qui vivent naturellement en nous. Jusqu à présent, on pensait que cette agressivité des antibiotiques engendrait surtout des effets secondaires à court terme (diarrhées, douleurs abdominales pendant le traitement) mais il s avère en réalité que les conséquences sont bien plus importantes MODIFICATION DES GÈNES C e que les chercheurs d Amsterdam ont mis en évidence, c est que les effets d une cure d antibiotiques sont très profonds. Si profonds qu ils modifient jusqu aux gènes de nos bactéries! Ils ont ainsi pu constater qu à chaque fois qu on prend des antibiotiques, le génome de nos bactéries change. En particulier les gènes responsables de la résistance aux antibiotiques apparaissent plus nombreux dans notre intestin! En parallèle ils ont montré que le nombre de bonnes bactéries produisant du butyrate est fortement réduit pendant au moins un an après la prise. Le butyrate est un acide gras produit par nos bonnes bactéries à partir des fibres des fruits et légumes et qui joue un rôle très important dans le maintien d une bonne santé intestinale, notamment en diminuant la perméabilité de cet organe, ce qui nous protège des maladies inflammatoires et auto-immunes (plus d informations à ce sujet dans notre dossier «Régénérez vos intestins» publié dans Alternatif Bien- Être 113). LES ANTIBIOTIQUES FONT GROSSIR LES ANIMAUX ET NOUS A ux États-Unis, la consommation annuelle d antibiotiques par les malades représente environ 3 millions de kilos. Mais pour les animaux d élevage, la consommation représente plus de 13 millions de kilos 2! Et si les élevages industriels consomment autant de ces médicaments, ce n est pas uniquement pour soigner les animaux mais surtout parce qu ils ont un effet inattendu : ils font grossir! Les éleveurs peuvent donc vendre des animaux plus gros, plus chers. D abord mis en évidence sur les animaux, ces effets secondaires se sont avérés également présents chez les êtres humains. En septembre 2014, une étude a permis de chiffrer cet impact : un bébé qui doit suivre un traitement par antibiotique avant l âge de 5 mois voit son risque d obésité à l âge adulte augmenté de 19 %. Si la prise a lieu entre l âge de 6 et 11 mois, l augmentation du risque reste de 14 %. Et s il en prend au moins 4 fois avant d avoir atteint l âge de 2 ans, son risque d obésité est majoré de 29 % 3! Les conclusions d une étude plus récente, portant sur plus de enfants, vont dans le même sens : 20 % des enfants qui ont eu recours à une antibiothérapie 7 fois ou plus avant l adolescence, pesaient à 15 ans en moyenne 1,3 kg de plus que les autres 4. Pour expliquer ces prises de poids les chercheurs ont identifié deux mécanismes : L hyperperméabilité intestinale induite par les antibiotiques modifie la manière dont les nutriments sont absorbés après la digestion, ce qui les rend plus nutritifs à quantités égales. Certaines bactéries intestinales participeraient grandement au sentiment de satiété et les antibiotiques entraîneraient leur disparition, favorisant ainsi des problèmes d appétit et une prise de poids. En 2006, des chercheurs américains de l université Washington de Saint-Louis (Missouri, Etats-Unis), avaient déjà souligné la corrélation entre flore altérée et prises de poids avec une expérience très intéressante : ils avaient transféré le microbiote de souris obèses à des souris sans microbiote (à la naissance). Résultat : les souris grossissaient beaucoup plus vite, avec la même alimentation Summary Report on Antimicrobials Sold or Distributed for Use in Food-Producing Animals. (FDA, 2013) 3. Bailey L, Forrest CB, Zhang P, Richards TM, Livshits A, DeRusso PA. Association of Antibiotics in Infancy With Early Childhood Obesity. JAMA Pediatr. 2014;168(11): Schwartz BS, Pollak J, Bailey-Davis L, Hirsch AG, Cosgrove SE, Nau C, Kress AM, Glass TA, Bandeen-Roche K. Antibiotic use and childhood body mass index trajectory. Int J Obes (Lond) Oct Turnbaugh PJ, Ley RE, Mahowald MA, Magrini V, Mardis ER, Gordon JI. An obesity-associated gut microbiome with increased capacity for energy harvest. Nature Dec 21;444(7122): Aujourd hui on sait donc qu une flore intestinale abimée, en particulier par des traitements antibiotiques, favorise l obésité 6, 7 et les maladies métaboliques comme le diabète, les problèmes cardiovasculaires, hépatiques, et même le cancer. QUE FAIRE SI ON EST OBLIGÉ D EN PRENDRE? L a première règle à suivre pour éviter la nocivité de ces médicaments consiste tout simplement à en limiter l usage au maximum ; c est-àdire à n y avoir recours qu en cas d infection bactérienne avérée. La plupart des «mauvais rhumes», «états grippaux» et autres symptômes désagréables fréquemment rencontrés en hiver sont provoqués par des virus, ce qui rend la prise d antibiotiques totalement inutile. Dans le cas où vous devriez prendre des antibiotiques, il est impératif de renforcer votre flore intestinale le temps du traitement. Il s agit d apporter de grandes quantités de bonnes bactéries à votre intestin, pour que la vague de destruction massive engendrée par les médicaments ne permette pas la «prise de pouvoir» de bactéries pathogènes. Dans cette optique, les boissons et produits fermentés (kéfir, yaourts, choucroute) sont souvent plébiscités, mais avec une efficacité qui n est pas suffisante du fait d un nombre trop faible de bactéries apportées et d un manque de diversité bactérienne. L idéal reste la prise d un complément alimentaire de probiotiques (mélange de bactéries vivantes) ou mieux, la prise d un symbiotique (probiotiques accompagnés de prébiotiques, qui nourrissent ces derniers pour faciliter leur prolifération). Magali Walkowicz & Julien Venesson Symbiotiques MicroFlore Balance (Cell Innov) : Symbiotiques Quantaflore (Phytoquant) : Probiotiques seuls Lactibiane Référence (Pilèje) : Probiotiques seuls Lactibiane enfants (Pilèje) : Probiotiques seuls Ergyphilus Plus (Nutergia) : pharmacies et magasins diététiques Probiotiques seuls Ergyphilus enfants (Nutergia) : pharmacies et magasins diététiques infos produits antibiotiques news Autisme : les résultats surprenants de l ocytocine L hormone de l amour peut aider les enfants autistes. L ocytocine est une hormone que les femmes fabriquent lorsqu elles accouchent ou qu elles allaitent. C est elle qui génère l instinct maternel et l attachement au nouveau-né. Plus tard, l ocytocine régit les rapports avec les autres, notamment en développant des sentiments d amour et d amitié. Les enfants autistes souffrant généralement de leur attitude solitaire et de leur difficulté à exprimer leurs sentiments, des chercheurs ont voulu voir si l ocytocine pouvait les aider. Ils ont pour cela suivi pendant 15 semaines des enfants âgés de 3 à 8 ans qui ont reçu de l ocytocine par spray nasal pendant 5 semaines, matin et soir (24 UI par jour). Les parents étaient ensuite interrogés sur l évolution de leurs rapports avec leur enfant : la majorité a noté une amélioration très nette du comportement de l enfant. Leur enfant exprimait des émotions (ce qui était inhabituel) et son attitude était beaucoup plus ouverte. Le spray nasal constitue la meilleure manière d absorber l ocytocine, cependant ce traitement comporte quelques effets secondaires : il est diurétique, donne soif et peut constiper. INFO PRODUITS Oxytocin Nasal Spray 10 UI (Super-Nutrition) : CJ Yatawara, SL Einfeld, IB Hickie, and al. The effect of oxytocin nasal spray on social interaction deficits observed in young children with autism: a randomized clinical crossover trial. Molecular Psychiatry 2015 Oct Emmanuelle Le Chatelier et al.«richness of human gut microbiome correlates with metabolic markers». Nature. 29 août Aurélie Cotillard et al. «Dietary intervention impact on gut microbial gene richness». Nature. 29 août Viande rouge : pourquoi elle n est pas coupable Qui peut encore s étonner quand on annonce officiellement que la charcuterie est cancérigène? Des soupçons pèsent aussi sur la viande rouge. Que cache cette hésitation? CHARCUTERIES : UNE NOCIVITÉ QUI NE FAISAIT DÉJÀ AUCUN DOUTE L e Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), l agence santé de l Organisation mondiale de la santé, vient de classer la viande transformée comme «cancérigène». Ce qu on appelle «viande transformée» désigne ici les saucisses, saucissons, jambons de toute sorte, pâtés, nuggets ou tout autre produit industriel ou artisanal fabriqué à partir de viande. Même artisanal? Oui. Plusieurs équipes scientifiques ont réussi à mettre en évidence les mécanismes biologiques qui expliqueraient pourquoi les personnes qui mangent le plus de charcuteries ont plus de cancers que les autres. En 2010, une équipe de l INRA de Toulouse 1 avait montré que les principaux éléments responsables étaient les fameux conservateurs «nitrate de sodium (E251)» et «nitrite de sodium (E205)». Utilisés pour prévenir le développement de bactéries très dangereuses (Clostridium botulinum), ces additifs donnent aussi une couleur plus rosée au jambon mais peuvent réagir avec le fer contenu dans la viande pour former des composés toxiques et cancérigènes, les nitrosamines (et leurs dérivés). Il existe bien sûr des alternatives à ces nitrites mais elles sont coûteuses et plus complexes à mettre en œuvre (mélange de composés), ce qui explique qu on trouve encore des nitrites partout à l heure actuelle, y compris dans des produits «artisanaux». Deuxième problème des charcuteries : leur teneur en sel est très importante, là encore pour une question de conservation. À ces niveaux, l augmentation du risque de cancers du tube digestif est très nette. Mais ce sel est aussi un facteur important d aggravation des symptômes de toutes les maladies auto-immunes, et bien entendu un facteur important dans l hypertension artérielle. Faut-il pour autant bannir totalement et sans aucune exception la charcuterie de notre alimentation alors même qu elle fait partie intégrante de notre patrimoine gastronomique? Ce qui est certain c est que ne pas en manger ne porte aucun préjudice. Et pour éviter la nocivité d une consommation LES RISQUES EN CHIFFRES L analyse globale du CIRC s appuie sur une analyse de plus de 800 études épidémiologiques qui ont observé le lien entre consommation de viande transformée et risque de cancers. Les chiffres qui ressortent de ces travaux indiquent globalement une augmentation du risque de cancer du côlon et du rectum de 18 % pour chaque apport de 50 g de viandes transformées par jour. On a souvent comparé la nocivité de ces aliments au tabac, mais concrètement le tabac tue environ 1 million de personnes par an dans le monde alors qu on attribue environ morts à la viande transformée. occasionnelle, il suffit de connaître quelques «points de détail» qui peuvent tout changer UNE TOXICITÉ QUI PEUT PASSER DE 10 À 300 % D ans leurs travaux, les chercheurs de l INRA ont identifié les éléments qui permettent la transformation des nitrites en nitrosamines. Ces derniers sont au nombre de trois : la couleur de la viande, la cuisson et le degré d oxydation du produit. Explications : La couleur : si la viande est rouge, elle est plus riche en fer. Les nitrites réagissent donc plus activement avec lui pour former des composés toxiques. La cuisson : si le produit a été cuit au cours de la préparation industrielle et recuit après achat, l aliment va finir de perdre ses derniers antioxydants (la vitamine E présente dans les graisses dans le cas des viandes) sous l effet de la chaleur. Or ces antioxydants empêchent la réaction toxique entre nitrites et fer. L effet est évidemment accentué quand les cuissons sont longues et/ou à températures élevées. Le degré d oxydation du produit : on l a vu précédemment, la cuisson va avoir un impact sur ce degré d oxydation, mais ce sera aussi le cas des transformations industrielles et manuelles : 4 1. Santarelli RL, Vendeuvre JL, Naud N, Taché S, Guéraud F, Viau M, Genot C, Corpet DE, Pierre FH. Meat processing and colon carcinogenesis: cooked, nitrite-treated, and oxidized high-heme cured meat promotes mucin-depleted foci in rats. Cancer Prev Res (Phila) Jul;3(7): broyage, mélanges, etc. Et d une manière générale, moins une viande est fraîche, plus elle sera oxydée. Que se passe-t-il quand on mange simultanément une assiette de charcuterie avec un mélange de brocolis, carottes et navets? Pas grand chose! En effet, les antioxydants naturellement présents dans les végétaux (vitamine C, vitamine E, polyphénols) vont se mélanger au bol alimentaire (la viande), ce qui va ralentir ou bloquer la formation des fameux composés toxiques à base de nitrosamine. Mais la plupart des personnes qui mangent régulièrement des charcuteries ont aussi une hygiène de vie alimentaire globale plutôt moyenne et consomment donc peu de fruits et légumes, ce qui les expose à des risques plus élevés de cancers liés aux charcuteries. Voilà pourquoi les études scientifiques mettent constamment en évidence une problématique liée à la consommation de ces aliments : ils présentent bien une nocivité intrinsèque mais qui reste très faible, à moins que le mode de vie n en décuple les effets! POURQUOI UNE INCERTITUDE? S i la nocivité des viandes transformées ne fait aucun doute, celle de la viande rouge (naturelle), semble bien moins certaine. Les experts l ont donc classée «possiblement cancérigène». Pourquoi une telle incertitude alors que plus de 800 études scientifiques sur le sujet ont déjà eu lieu? Parce que les études d intervention en laboratoire n ont pas permis de mettre en évidence un mécanisme biologique qui expliquerait une propriété cancérigène à la viande naturelle. Mais alors, dans ce cas, pourquoi ne pas l avoir totalement et officiellement dédouanée? La viande rouge présente une caractéristique commune avec les produits de viandes transformées : elle est riche en fer. Mais elle ne contient normalement pas de nitrites. «Normalement», car en réalité de plus en plus d industriels en rajoutent même dans des viandes non transformées! Objectif : améliorer la qualité QUE PENSER DES CONSERVATEURS NATURELS À BASE DE CÉLERI OU DE BETTERAVE? C onscients du problème des nitrites et nitrates, certains industriels ont remplacé ces substances par des extraits de céleri ou de betterave. En effet, ces plantes sont naturellement très riches en nitrates. Le problème est que ces extraits ont beau paraître plus «naturels», ils ont exactement le même effet que les produits habituellement employés. Dans la betterave ou le céleri entiers, c est la présence de molécules antioxydantes des végétaux qui limite la formation des nitrosamines. Ces antioxydants n étant plus présents dans l extrait, la protection n existe plus. sanitaire de leurs produits et donner une
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